LISTE: 3 choses à savoir sur la collection Seiko Prospex LX, selon l'homme qui les a conçues – Achat Montre Monthey

La conférence de presse de Seiko à Baselworld est l’un de mes rares rendez-vous à ne pas manquer, ne serait-ce que pour une dose d'humour indispensable. Mais pour moi, la vraie vedette de cette année est Ken Okuyama. M. Okuyama est un designer industriel travaillant dans un studio éponyme qui s'est fait un nom dans le monde des voitures de prestige. Son portefeuille comprend des véhicules aussi épiques que l'original Honda NSX, la Enzo Ferrari et la Ferrari California.

Et bien que sa carrière ait été en grande partie passée au sein de grandes marques européennes, il a récemment tourné les yeux de son côté, s’efforçant de rehausser le profil et le prestige des marques japonaises et asiatiques. C’est pourquoi il est l’esprit créatif de la toute nouvelle collection Prospex LX. Il y a trois choses qui m'ont particulièrement marqué quant à la façon dont M. Okuyama a l'intention de faire ressortir ces montres.

«Lorsqu'il est laissé seul, le patrimoine devient antique»

L’évolution est nécessaire pour donner une valeur moderne au patrimoine d’une marque. M. Okuyama a répété que pour les marques de luxe, la continuité du design était essentielle. Bien que la Porsche 911 des années 60 ait le même aspect que celle de 2019, ce sont des objets complètement différents. Il en va de même pour les montres de la série professionnelle de Seiko.

“Simple, robuste et reconnaissable à cinq mètres de distance”

Les deux premiers facteurs sont la clé du succès durable de la gamme Prospex, et le dernier est, je suppose, crucial dans la quête de Seiko de faire de cette gamme une puissance sportive de premier ordre, capable de rivaliser avec ce que la Suisse a de mieux à offrir.

“Les surfaces faisant face au ciel sont excellentes pour les reflets”

Il semble que les jeux de lumière jouent un rôle crucial dans la mission de M. Okuyama qui consiste à rendre le Prospex LX reconnaissable de loin – en veillant notamment à ce que le plus grand nombre possible d’angles soient tournés vers le haut pour capter la lumière. À cette fin, les angles de cas cruciaux ont été modifiés de 22 degrés à 30 degrés pour permettre une plus grande réflexion. De l’autre côté du boîtier, le même soin a été pris pour que le boîtier plus épais soit compensé par un centre de gravité plus bas, pour que le poignet reste confortable, pour cela, une attention particulière a été apportée pour réduire la distance au centre de gravité. peau sur le dessous de l'affaire; il a été réduit de 5,8 à 5,1 mm.

Et s'il reste à voir à quel point cette prime Prospex sera un succès auprès des amateurs de montres, cette attention portée aux détails de conception est de bon augure.

La manufacture horlogère Breguet a remporté le concours Watch Madness organisé tous les ans par Haute Time, le magazine horloger de référence aux usa. C’est le garde-temps Tradition Chronographe Indépendant 7077 qui a été apprecié par le public dont les votes en ligne lui ont permis de gagner la première place de la compétition parmi les 64 maisons horlogères représentées. nnAlors que cette belle nouveauté de chez Breguet vient d’être récompensée aux USA par Haute Time, revenons plus en précisions sur les spécificités de ce chronographe réf 7077… Le chronographe est une complication à part intégrale qui occupe une place de choix dans le monde de l’horlogerie. C’est en règle générale, avec le GMT, la première complication qu’un novice puisse s’offrir. n nDans la pratique, la mesure des temps courts permet d’avoir un échantillon direct et immédiat de la fonction demandée. En revanche, sa réalisation est un challenge mécanique supplémentaire ! En effectivement, l’enclenchement du chronographe peut perturber la bonne marche des rouages principaux. Pour résoudre ce problème, Breguet a équipé ce garde-temps de deux rouages pleinement indépendants. n nLe premier est consacré au décompte des heures et des minutes et son balancier bat à une fréquence de 3 hertz. Il affiche une réserve de marche de 50 heures. Le deuxième rouage, lié au chronographe, est quant à lui équipé d’une fréquence de 5 hertz afin d’assurer une plus grande rigueur de lecture, en accord avec celle du décompte du temps. n nLes recherches réalisées par Breguet sur les hautes fréquences ont en effet prouvé qu’un volume d’oscillations plus élevé permettait d’avoir une meilleure régularité de marche, les éventuelles perturbations étant plus vite corrigées. Les deux rouages n’ayant ici aucune influence l’un sur l’autre, le mouvement principal n’est pas affecté lorsque la fonction chronographe est enclenchée. nnHabituellement, l’utilisation d’un deuxième rouage entraine également l’utilisation d’un second barillet dont le but est de présenter l’électricité demandée par la fonction chronographe. Cette solution demande toutefois plus d’espace et nécessite que le porteur remonte aussi bien le barillet du mouvement principal que celui du chronographe. Avec ce modèle, Breguet introduit un nouveau type de ressort se prêtant parfaitement à la utilisation chronographe. L’énergie nécessaire au fonctionnement du chronographe est fournie par l’utilisateur lors de la utilisation remise à zéro. n nPlus concrètement, cette énergie est stockée dans une lame ressort qui travaille en flexion. La réserve de marche de ce type de lame ressort « classiques » n’excède pas les 20 minutes, mais cela correspond parfaitement à la hauteur des temps écourtés. Ce système permet à l’utilisateur d’enclencher sa utilisation chronographe directement, sans se faire du soucis pour de l’énergie restante lors de la mise en route, puisqu’elle sera alors toujours à son maximum. Pour garantir la flexion optimale du ressort, Breguet a élaboré un endroit dont la forme offre suffisamment d’élasticité afin d’appliquer la force supplémentaire au ré-armage du ressort. n nLe principe de la lame ressort tel qu’appliqué par les horlogers de la Maison Breguet a bénéficié de nombreuses innovations. Un rouage non concentrique a été associé à la lame ressort pour en lisser le couple et avoir une amplitude ainsi qu’une marche constante du chronographe. On s’en doute, la globalité de ce système lame ressort-rouage a dès à présent fait l’objet d’un dépôt de brevet. Au lieu d’adopter une courbe régulière, la forme du rouage est le fruit d’un calcul lui permettant une transmission annuelle de l’électricité au chronographe.

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